Tant qu’il reste des îles, Martin Dumont

Tant qu’il reste des îles, Martin Dumont

Tant qu’il reste des îles, Martin Dumont – Trouble Bibliomane

Une nouvelle semaine démarre et aujourd’hui, pas d’interview mais un « lundi chronique » ou accessoirement une petite déception pour Tant qu’il reste des îles, le second roman de Martin Dumont publié aux éditions Les Avrils.

Bientôt, l’île n’en sera plus une. Un pont va la relier au continent. Léni, lui, voit la menace arriver mais ne s’implique pas. Ce n’est pas son fort et son existence tourne autour d’Agathe, cette petite fille issue d’une ancienne relation. Lorsque Chloé, journaliste parisienne, débarque sur l’île pour faire un reportage sur la construction du pont, le champ des possibles s’élargit.

« ‘Il n’y a plus d’île‘, il avait lancé avant de disparaître jusqu’à la fin de la journée. Après ça, il n’en avait plus jamais reparlé. Il répétait que ça ne l’intéressait pas, que les gens avaient fait leur choix et qu’il respectait la démocratie. On sentait pourtant à sa voix une rancœur tenace. »

Tant qu’il reste des îles pourrait être l’histoire de tout de monde. Vous habitez une île et du jour au lendemain, elle devient la cible d’un projet qui lui enlève toute sa consistance : un pont. La nouvelle scinde la population en deux, les pro et les anti-ponts. Autrement dit, ceux qui souhaitent faciliter leur accès au continent et ceux qui veulent préserver la pudeur de ce petit bout de terre. Dans cette farandole engagée, Léni et sa personnalité déconcertante.

En vérité, cette intrigue raconte un fragment de vie sur un territoire « en danger », une confrontation entre modernistes et nostalgiques. Si la cause illustrée à travers ce roman est très intéressante, je me suis tout de même beaucoup ennuyée. Le personnage de Léni est assez monotone et ses émotions semblent surfaites tant dans sa vie amoureuse qu’avec sa fille qu’il semble pourtant beaucoup aimer. Je n’ai pas réussi à capter sa sensibilité, ni celle des autres personnages attachés à leur île. J’ai eu la sensation qu’ils manquaient de profondeur à travers leurs mots et leurs actes.

En revanche, l’atmosphère marine du roman est très plaisante et le lecteur peut parfaitement s’immiscer dans cet endroit, son commerce fluvial et ses lieux de vie pittoresques loin de l’agitation touristique. Les descriptions sont bien amenées et travaillées, on pourrait presque y être pour ne pas dire totalement. Dommage que cela se fasse au détriment du développement émotionnel des personnages !

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