Séance de rattrapage : les 10 romans à lire cet été

Séance de rattrapage : les 10 romans à lire cet été

Vous avez vu passer de nombreux livres à votre goût ces derniers mois mais aucunement le temps de tous les lire ou en découvrir ? Vous avez de la chance, maintenant que les grandes vacances sont arrivées la séance de rattrapage est ouverte ! J’ai sélectionné pour vous 10 ouvrages de 2021 à lire cet été entre deux couches de crème solaire avant la succulente rentrée littéraire.

Des diables et des saints, Jean-Baptiste Andrea (éditions de l’Iconoclaste)

Difficile d’être passé à coté de ce roman qui a tant fait parler de lui, et pour cause, il est très bon ! Si vous êtes adepte des romans où l’amitié et la musique sont au centre de l’intrigue, faites une halte pour découvrir l’orphelinat des Confins et le personnage très touchant de Joseph.

Résumé :

Joseph est un vieil homme qui joue divinement du Beethoven sur les pianos publics. On le croise un jour dans une gare, un autre dans un aéroport. Il gâche son talent de concertiste au milieu des voyageurs indifférents. Il attend. Mais qui, et pourquoi ?Alors qu’il a seize ans, l’adolescent est envoyé dans un pensionnat religieux des Pyrénées, Les Confins. Tout est dans le nom. Après Les Confins, il n’y a plus rien. Ici, on recueille les abandonnés, les demeurés. Les journées sont faites de routine, de corvées, de maltraitances. Jusqu’à la rencontre avec Rose.

Lire ma chronique sur le blog

Over the Rainbow, Constance Joly (éditions Flammarion)

Comme cela est mentionné sur le bandeau, Over the Rainbow de Constance Joly est l’heureux élu du Prix Orange du Livre 2021 dont j’étais jurée. J’ai été captivée dès les premières pages par la magnifique relation qui unit la narratrice et son père. Ce roman vous plongera au sein d’une ode à l’amour père-fille dans un contexte intense : celui des premiers décès liés au SIDA au début des années 1990.

Résumé :

Celle qui raconte cette histoire, c’est sa fille, Constance. Le père, c’est Jacques, jeune professeur d’italien passionné, qui aime l’opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu’il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l’effervescence parisienne, c’est la force d’être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l’une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d’hommes.

Lire ma chronique sur le blog

Un été avec Rimbaud, Sylvain Tesson (éditions des Equateurs)

Le titre estival et la couleur chaleureuse de la couverture posent le cadre de ce livre. Sylvain Tesson nous pousse à redécouvrir le célèbre poète Arthur Rimbaud à travers les pages d’une biographie destructurée très loin de celles que l’on peut lire d’habitude. C’est original, léger, cynique, et ce sera une très belle façon de découvrir un auteur classique sous l’œil aiguisé d’un contemporain !

Résumé :

Puisque l’époque nous assigne à résidence, prenons la fuite et passons l’été à bord du bateau ivre de la poésie : Arthur Rimbaud. Sylvain Tesson s’attaque au mythe Rimbaud en le sortant de la kermesse biographique et en le dépoussiérant de ses vieux habits de jeune monstre de la poésie : Rimbaud anarchiste, communard, voyou, punk, beatnik, sauvage, avant-gardiste, moderne, trouvère, futuriste… Certes mais surtout Rimbaud, poète.
A ses côté, Sylvain Tesson marche et traverse les paysages réels ou imaginaires suivant le cap tracé par René Char : « Rimbaud poète, cela suffit et cela est infini ».

Lire ma chronique sur le blog

La légende des filles rouges, Kazuki Sakuraba (éditions Folio)

Magnifique saga familiale, La légende des filles rouges de Kazuki Sakuraba vous transportera dans un passé bien lointain à l’ère industrielle japonaise et dynastique où se dressent des destins insoupçonnés. Un page-turner d’une rare intensité qui fera chavirer plus d’un lecteur ou plus d’une lectrice en découvrant l’étrange personnage de Man’yô.

Résumé :

À l’été 1953, la petite Man’yô est recueillie par un couple d’ouvriers du village de Benimidori. Rien ne la prédestine à intégrer, quelques années plus tard, l’illustre clan Akakuchiba qui a fait fortune dans la sidérurgie. Lorsque la crise industrielle frappe le Japon, la famille est menacée. Sa survie dépend désormais de la fille rebelle de Man’yô. Mais celle-ci, à la tête d’un gang de motardes, a d’autres soucis que de perpétuer l’héritage familial…
À travers le destin de trois femmes, La légende des filles rouges dresse un portrait captivant des évolutions de la société japonaise jusqu’à nos jours.

Lire ma chronique sur le blog

Le syndrome des cœurs brisés, Salomé Baudino (éditions de l’Observatoire)

Et l’amour dans tout ça ? Serait-il possible de connaître la date de fin d’une histoire à deux ? C’est la grande question que Salomé Baudino se pose dans cette dystopie attachante qui ne manque pas de faire passer un moment très agréable au lecteur en le plongeant dans une romance forte en émotions. De quoi raviver la flamme les jours de pluie !

Résumé :

De nos jours, un logiciel bouleverse les mœurs du monde moderne : le programme informatique TimeWise propose à ses utilisateurs de connaître la date exacte de la fin de leur histoire d’amour. Victor et Lola forment un jeune couple idéaliste, fous amoureux l’un de l’autre. Par envie pour l’un, par moquerie pour l’autre, ils y ont recours. Avant de découvrir, stupéfaits, qu’il ne leur reste que deux mois avant de se séparer. Quelle est la meilleure façon de vivre les derniers jours d’une histoire d’amour ?

Lire ma chronique sur le blog

Les Hyènes, Annie Ferret (éditions Grasset)

Dans ce premier roman, Annie Ferret plonge son lecteur au cœur d’une famille de femmes qui a tout pour surprendre : l’allure, la mentalité, l’atmosphère du lieu de vie… Elles sont humaines certes, mais un esprit de hyène rode. De nombreux genres s’entrechoquent dans ce roman audacieux dont l’écriture est aussi belle que l’histoire. A lire si l’idée d’associer une fiction contemporaine au conte et aux légendes médiévales vous intrigue !

Résumé :

L’hyène est un animal perfide dont le cri est un rire qui laisse imaginer sa cruauté. Les plus retorses sont les femelles qui dominent les mâles, les matent, les dévorent. Elles ne s’accouplent que pour se reproduire. Terrorisent ceux qui les défient. Et enseignent méticuleusement à leur descendance à faire de même. Sur ce point néanmoins, les femmes de la famille de Blanche, qu’on surnomme les hyènes parce qu’elles ont tous leurs traits, ont failli. Preuve en est, ce matin, Blanche, 44 ans, s’apprête à annoncer à sa mère qu’elle sera la dernière hyène de sa lignée puisqu’elle a décidé d’avorter.
  Le temps d’un déjeuner, la narratrice déroule ses souvenirs et convoque à la table ses ancêtres, Clara, Louise-Huguette, Georgette, pour raconter l’histoire de sa famille, et expliquer son geste. Surgit un monde ancien où les femmes se transmettent, non l’amour et la tendresse, mais la rage, la haine des hommes et la soif de vengeance. Un cycle de violence auquel Blanche n’échappera pas tant elle sait que les traumas de nos aînés informent jusqu’à nos gènes, mais auquel elle met fin. A travers ce récit familial sur cinq générations, Annie Ferret remonte le cours du temps pour montrer comment le legs familial ne se résume pas à l’ADN et retrouver la source de cette colère, le premier acte qui fit un jour d’une femme, une hyène.

Lire ma chronique sur le blog

Lire l’entretien avec l’auteure

Le passeur, Stéphanie Coste (éditions Gallimard)

Court et pourtant très intense, Le passeur ne vole pas sa réputation de roman percutant. Axé sur un sujet d’actualité qui fait rage, Stéphanie Coste nous emmène dans de lointains pays où vivre une vie paisible a des allures de Jugement dernier. Si vous ne craignez pas les claques, il est temps de vous lancer dans l’heureux élu du Prix de la Closerie des lilas 2021.

Résumé :

Quand on a fait, comme le dit Seyoum avec cynisme, « de l’espoir son fonds de commerce », qu’on est devenu l’un des plus gros passeurs de la côte libyenne, et qu’on a le cerveau dévoré par le khat et l’alcool, est-on encore capable d’humanité ?
C’est toute la question qui se pose lorsque arrive un énième convoi rempli de candidats désespérés à la traversée. Avec ce convoi particulier remonte soudain tout son passé : sa famille détruite par la dictature en Érythrée, l’embrigadement forcé dans le camp de Sawa, les scènes de torture, la fuite, l’emprisonnement, son amour perdu…
À travers les destins croisés de ces migrants et de leur bourreau, Stéphanie Coste dresse une grande fresque de l’histoire d’un continent meurtri. Son écriture d’une force inouïe, taillée à la serpe, dans un rythme haletant nous entraîne au plus profond de la folie des hommes.

Lire ma chronique sur le blog

Lire l’entretien avec l’auteure

La dixième muse, Alexandra Koszelyk (éditions Aux forges de Vulcain)

La dixième muse Alexandra Koszelyk Trouble Bibliomane

Deuxième roman d’Alexandra Koszelyk, La dixième muse nous laisse entrevoir une fiction sulfureuse autour des muses de Guillaume Apollinaire mélangeant ainsi la fiction contemporaine et l’aspect biographique. Un pari risqué que l’auteure a relevé avec beaucoup de justesse et d’aisance pour la plus grande satisfaction des lectrices et lecteurs qui peuvent découvrir cette œuvre hybride d’une grande qualité d’écriture.

Résumé :

Au cimetière du Père-Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu’il assiste aux travaux, Florent s’égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son cœur une passion dévorante pour le poète de la modernité. Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d’une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l’inconcevable ?

Lire ma chronique sur le blog

Lire l’entretien avec l’auteure

Poupées, Eléonore Pourriat (éditions JC Lattès)

Très bon cru en matière de roman noir, Poupées narre l’amitié dans ses fêlures, ses drames, et sa nostalgie du temps qui passe. En abordant des sujets de société, Eléonore Pourriat installe un climat sombre et palpitant au cœur d’une relation entre deux adolescentes qui ne manque pas de toucher le lecteur. Il est incontournable, ne serait-ce que pour la playlist !

Résumé :

Joy rencontre Stella en 1986. Elles ont quinze et seize ans, la même silhouette, les mêmes nattes brunes, la même passion pour David Bowie. Ensemble, elles partagent tout. Les soirées Dallas avec la grand-mère de Joy, les nuits à faire le mur pour aller danser au Fantasia, les vacances à Long Island… Pourtant, après deux années idylliques et un dernier été, Stella disparaît sans un mot. Trente ans plus tard, Joy n’a pas oublié. Et elle veut comprendre.

Lire la chronique sur le blog

Je te verrai dans mon rêve, Julie Bonnie (éditions Grasset)

Cette sélection se termine sur un roman touchant qui sublime les liens familiaux qui naissent entre deux êtres ne partageant pas le même sang et que tout oppose. Un « Odd Couple » moderne aux sonorités jazz qui plaira à celles et ceux qui apprécient les personnages pudiques dont la communication passe par l’art quand parler de vive voix devient trop complexe.

Résumé :

1971. Tout juste sorti de prison, Gégé, dit Blaise, retrouve le bar familial dont il a hérité à la mort de son père. Son rêve  de toujours  : le transformer en café-concert pour en faire un rendez-vous incontournable de la scène jazz. Il se lance, résolu à faire bouger sa ville terne et sans âme.
 Mais un bébé, la petite Nour, et sa mère défaillante arrivent par effraction dans sa vie solitaire. Blaise fait tout pour les garder à distance. Hanté par son passé, il craint plus que tout de s’attacher… Mais d’un regard, l’enfant fait tomber ses résistances, et il va désormais veiller sur elle à sa façon. Ce faux père la protège tant bien que mal, l’initie à la musique, lui offre sa première guitare et son premier concert. Il la regarde grandir, adolescente écorchée vive qui se brûle aux accidents de la vie, ceux qui menacent à coup sûr les gamines sans repères.
 En ville règne une atmosphère de perdus, d’à quoi bon, alcoolisée et souvent brutale. Au milieu de tous les dangers, Nour chante. Et entre deux concerts de jazz mythiques dans le bar de Blaise, elle compose, pour fuir son enfance, tracer son destin, tenter de défier la mort.

Lire la chronique sur le blog

Lire l’entretien avec l’auteure

Accéder à la rubrique Que lire ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s